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Comme on né #02

Le 19 août 2014, 12:30 dans Famille 0

comme-on-ne

Cela fait déjà quelques temps que j’ai reçu son récit, je m’excuse donc de ne pas avoir pu te le donner à lire plus tôt.
C’est aussi une amie avrilette qui a accepté de partager ce moment intime avec toi. Elle a vécu quelque chose de très fort lors de cette grossesse, j’espère que le fait d’avoir pu écrire cette expérience l’aura aidé dans son cheminement.

 

Bonjour,
Mon pseudo est coccinelle mais tout le monde m’appelle cocci!! ;) Je remercie supamam de m’avoir permis de vous raconter mon accouchement.
Je suis maman d’une petite fille Maryléa qui a trois ans et qui est née le 18/02/2011 à 14H19 et qui était prévu le 28 avril 2011.

Je suis rentrée à la maternité 48h avant pour des contractions très douloureuses, tension très élevée (entre 18 et 20) et un risque d’accouchement prématuré par césarienne de surcroît.
On est vendredi matin, l’infirmière vient faire ma prise de tension et un monitoring pour vérifier que tout va bien.
Hormis ma tension qui plafonne toujours entre 18 et 20, tout est parfait pour le moment. Mon mari, qui est resté à mes côtés depuis mon entrée, est exténué, donc même si je n’ai pas envie d’être seule un seul instant, je lui dis de rentrer à la maison se reposer un petit peu et qu’il n’a qu’à revenir dans l’après-midi. Il est 11H30 quand il me laisse.
Vers 13H30, mon beau-père passe me voir, il me trouve fatiguée,et un peu blanche. En effet mes contractions ont reprises et je douille énormément mais je ne veux pas l’inquiéter donc je ne dis rien.
Il ne reste pas longtemps car il rentre du travail mais me promet de revenir dans la soirée, on se fait la bise et à son tour il s’en va.
J’appelle l’infirmière en suivant, j’ai vraiment très mal et j’ai du mal a respirer. Elle me repose un monito, et elle me dit de bien appuyer comme a chaque fois. Elle sort et me dit qu’elle va revenir.
Sauf que cette fois,je n’attend pas son retour, je sonne quasi immédiatement. Elle revient et quand elle voit ma tête elle comprend très vite qu’il se passe quelque chose, elle regarde le monito et appelle le bloc en disant "je descend la patiente en code orange", je lui explique qu’il faut joindre mon conjoint, elle me laisse lui téléphoner mais il faut faire vite. Juste le temps de lui dire "viens il y a un soucis avec la puce" que déjà il faut que je raccroche.
J’arrive au bloc, tout le monde m’attend, tout le monde me parle mais je n’entends rien, je pleure, je veux mon conjoint,j’ai peur pour ma puce. Tout le monde se veut rassurant mais je sais qu’il y’ a urgence mais personne ne m’explique quoi que ce soit.
Un obstétricien arrive, regarde l’écran et dit doucement mais je l’entend "on est en code rouge", dépêchez vous !!
Ma SF, celle en qui j’ai entièrement confiance, qui m’a toujours guidée, écoutée arrive à son tour aussi, elle me dit de ne pas m’inquiéter, que tout va bien se passer "et qu’il faut absolument y’ aller maintenant".
Je comprend ce qu’elle veut me dire, je lui répond que j’ai très peur et que je voudrai voir mon conjoint. Comme il n’est pas encore arrivé, elle me rassure et me dit qu’elle viendra dans la salle d’accouchement avec moi car lui ne pourrait pas venir.
On me transfère dans cette grande pièce où m’attendent l’anesthésiste, les infirmières et l’obstétricien.
On me perfuse, et je m’endors…
Je ne sais pas combien d’heures se sont écoulées mais je me réveille avec une douleur dans le bas ventre, l’infirmière me demande si j’ai mal, et elle me remet une dose de morphine, et je resombre dans un sommeil profond.
Nouveau réveil, elle est toujours là, je lui demande comment va mon bébé, où il est, et où est mon conjoint.
Elle me répond que mon bébé va bien, que je ne peux pas le voir pour le moment, mais qu’elle va faire rentrer mon conjoint.
Il arrive, les yeux rougis par les larmes, il me donne la main, me caresse le visage. Je lui repose les mêmes questions qu’à l’infirmière, et il me dit avoir vu notre fille quelques minutes. Je sens la fatigue m’envahir de nouveau, j’essaie de résister mais de nouveau je sombre…
Je ne me réveillerai que le lendemain après-midi. Mon conjoint est toujours près de moi, il est rassuré de voir que j’ouvre enfin les yeux, et que je suis plus lucide que ces dernières longues heures.
Il me rassure, me dit que notre fille va bien, qu’elle mesure 42 cm et pèse 1,280kg. Elle a été placée en néonatologie, elle est dans une couveuse. Il me montre des photos d’elle, je la trouve magnifique, elle a l’air si paisible et si… petite. Je veux la voir, la serrer dans mes bras et lui dire que je suis là, près d’elle.
Malheureusement, je ne peux pas car il a fallu me sonder et me drainer, sans compter ma césarienne qui compte plus d’une vingtaine d’agrafes. Je pleure car je ne demande qu’une chose "voir ma fille".
Je ne pourrai me rendre à ses cotés que le dimanche, soit 48 h après lui avoir donné la vie. Je ne peux pas la prendre dans mes bras car elle est trop faible pour le moment, mais je la contemple de sa couveuse. Mais cet endroit me fait peur, toutes ces alarmes que tu entends, ces fils qui sont reliés à elle. On m’explique tout en détail, on m’écoute, on me répond, on me rassure.
Les pédiatres sont confiants, elle respire déjà toute seule même si elle se fatigue vite.
Je sortirai 12 jours près mon accouchement, sans elle. Le retour pour moi à la maison est bénéfique pour que je commence à me reconstruire mais il y a ce vide au fond de moi, cette chambre vide où elle ne dort pas.
Je vais la voir tous les après midis de 14 à 21h. On m’apprend les soins, on alterne les peaux à peaux avec papa.
2 mois plus tard, c’est la délivrance, ma puce revient enfin chez nous!!! Et depuis ce jour… QUE DU BONHEUR !!!!
Cocci

Je sais ô combien cela a été dur pour toi ma cocci de poser ces mots. Merci encore mille fois ♥

Avis à celles et ceux qui voudraient aussi partager ce moment intense qu’est la naissance ! Partagez ! Et n’hésitez pas à me contacter ;)

Tchoutchou le p’tit train !

Le 15 août 2014, 15:27 dans Famille 0

Au départ c’était nickel. Faut dire que j’avais prévu large pour ne pas rater l’heure. J’étais donc levée depuis 6h du matin, petit dej OK, derniers trucs dans le sac OK, supabb OK.
"Maman ze suis prêt le train moi" qu’il m’avait fièrement dit ^^
On arrive à la gare, supapapa m’aide en portant le sac jusqu’au train qui attend déjà. On s’installe et on fait un dernier câlin au papounet.
Nous voilà partis !
Tout allait bien, supabb s’occupait entre son cahier d’activité de Loup et ses "célélales".

image

Au bout d’une heure, il me d’amande à se lever. Je lui explique qu’il ne peut pas, qu’il risque de tomber avec le train qui roule. Mais il se lève quand même le sourire aux lèvres. Quelques secondes plus tard c’est le drame… il se met à vomir son lait au chocolat et moi [va savoir pourquoi] je mets ma main sous sa bouche pour… mais POUR QUOI exactement !!! Je me le demande encore ><
Là je suis très désappointée… Je prends supabb par la main [la propre] et je l'embarque jusqu'aux toilettes. Et là grosse blague : pas d'eau !! Je suis en 1 ère classe et IL N'Y A PAS D'EAU !!!
Nous revenons donc à notre place et je tente d'éponger mon bras avec un mouchoir en papier.
J'envoie un message à ma soeur pour lui conter notre aventure et elle m'apprend qu'il ne faut pas donner de lait à un enfant avant un long voyage [merci ma soeur].
Je remets supabb sur mes genoux en attendant d'arriver à Bordeaux.

Supabb a son tshirt plein de vomis
Moi, plein mon bras

Arrivés à Bordeaux je débarque mon énorme sac de 50kg et mon supabb du train et je m'excuse d'avance pour la personne qui prendra la suite de notre place jusqu'à Nantes…
Et nous voilà parti à la recherche des toilettes pour nous "rafraîchir". Après un petit tour dans l'immense gare de Bordeaux, les voilà enfin !!
"Madame ! Madame ! Les toilettes sont payantes"
O_o
WHAT ???!!!
OK donc là je pense que je l'ai juste fusillé du regard en lui jetant la seule monnaie en ma possession 20 € [merci papa !] Et je suis entrée dans les toilettes avec table à langer. Même si supabb n'en a plus besoin, au moins on avait de la place !
Le bonheur de s'enlever l'odeur de vomis au chocolat :)
Petit supapipi et nous voilà reparti pour un tour en train direction la plage !!
Heureusement pour nous, les 2 dernières heures dans le TER étaient beaucoup plus reposantes que les 2 premières ! Supabb en a même profité pour siester un peu.

image

Note pour plus tard, le train oui, mais sans bibi chocolat !!

This is the end…

Le 25 juillet 2014, 09:05 dans Famille 0

Aujourd’hui je suis triste. Nous devons dire aurevoir à notre supanounou.
Ce matin j’en avais la gorge serrée.
3 ans déjà qu’elle "garde" notre supabb, moi je dirais plutôt 3 ans qu’elle l’élève, l’éveille, l’amuse, le rempli d’amour.
Cette personne que je ne connaissais pas il y a 3 ans, a aujourd’hui une place très chère dans notre coeur, comme une amie, une mère, une grand-mère pour supabb.
Toute la semaine j’ai repensé à ces premiers jours chez elle, son adaptation sans problème et moi ce soulagement de ne pas avoir à culpabiliser de laisser mon enfant à quelqu’un d’inconnu. Dès le départ je savais que ça serait elle, et je te l’avais déjà dit !
Toute la semaine, mon supabb s’est accroché à elle pour un dernier câlin, un dernier baiser. Et elle, les yeux brillants de le serrer fort contre elle, pour arrêter le temps qui file…
Aujourd’hui j’ai dit aurevoir à cette dame, notre supanounou, je lui ai souhaité une belle dernière journée en compagnie de mon supabb.
Je sais qu’on se reverra… mais ça ne sera plus jamais comme avant…
J’espère en tout cas que mon supabb se souviendra de cette femme qui a tant fait pour lui, qu’il en gardera de précieux souvenirs qui l’aideront à grandir.
Aujourd’hui je sais que c’est grâce à elle que nous sommes épanouis dans notre vie de famille.

À vous Supanounou
Merci pour ces 3 merveilleuses années ♥

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